Cancérologie



EPIDÉMIOLOGIE DU CANCER DE LA PROSTATE

Avec près de 58 000 nouveaux cas estimés en France en 2018, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent, à la fois chez l’homme et dans l’ensemble de la population. Il est très rare avant 50 ans et son incidence augmente progressivement avec l’âge. L’âge moyen au moment du diagnostic est de près de 65 ans. Il s’agit d’un cancer curable quand il est diagnostiqué à temps et donc traité précocément.

DÉFINITION DU CANCER DE LA PROSTATE

Il s’agit d’une prolifération anormale de cellules prostatiques initialement normales qui deviennent atypiques et anarchiques. Cette prolifération est incontrôlée en formant un amas de cellules anormales appelé « tumeur ».

La majorité des cancers de la prostate sont des adénocarcinomes (90 %) ; ils se développent à partir des cellules qui constituent le tissu de revêtement de la prostate (cellules épithéliales). Ces tumeurs sont des tumeurs malignes présentant un profil de développement et donc d’agressivité variable.

Il a été établi que les antécédents familiaux constituent un facteur de risque du cancer de la prostate. De plus, les hommes d’origine afro-antillaise présentent un risque accru de développer ce type de cancer, ou du moins, des formes plus agressives. Le risque lié à l’utilisation de pesticides reste à démontrer, tout comme les facteurs alimentaires.

DIAGNOSTIC DU CANCER DE LA PROSTATE

Le plus souvent, la découverte d’un cancer de la prostate fait suite à une mesure du PSA et/ou une anomalie de la consistance de la prostate lors d’un toucher rectal. Le diagnostic peut également faire suite à un traitement chirurgical d’un adénome de la prostate (pathologie fréquente chez l’homme de plus de 50 ans). Plus rarement, lorsque le cancer est évolué, il provoque parfois des symptômes qui font suspecter sa présence, comme une infection de l’appareil urinaire, la présence de sang dans les urines ou dans le sperme, une rétention d’urine, des douleurs dans le bas du dos ou dans les os.

Pour établir le diagnostic, votre médecin vous interroge puis procède à un examen clinique comprenant un toucher rectal. Il vous prescrit un dosage du PSA dans le sang. Lorsque ces différents examens renforcent la suspicion de cancer, votre urologue peut vous proposer de réaliser une série de biopsies prostatiques, sous anesthésie locale ou générale, et précédées ou non d’une IRM de la Prostate. Ensuite, un bilan d’imagerie sera parfois effectué en fonction des résultats.

TRAITEMENT DU CANCER DE LA PROSTATE

La prise en charge thérapeutique du cancer de la Prostate repose sur différentes modalités, permettant d’assurer un traitement curateur ou parfois, palliatif. Elles reposent sur la Chirurgie (ablation de la Prostate par voie laparoscopique classique ou robot-assistée), la Radiothérapie, la Curiethérapie, l’Hormonothérapie, la Chimiothérapie ou la surveillance active.

La stratégie thérapeutique sera toujours personnalisée et adaptée à votre cas. Elle sera basée sur les caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint (la localisation ; l’extension ; le type histologique ; son grade/agressivité basée sur le score de Gleason).

Chaque cas est discuté en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire regroupant Urologue, Oncologue, Radiothérapeute, Radiologue et Anatomopathologiste, afin de déterminer la meilleure solution thérapeutique adaptée à votre cas.

Parfois, plusieurs options thérapeutiques seront possibles et associées au sein d’une prise en charge multi-modale. Dans ce cas, et après discussion avec votre chirurgien, le choix définitif du traitement vous appartient.

SUIVI THÉRAPEUTIQUE DU CANCER DE LA PROSTATE

Votre prise en charge est globale au sein d’une équipe spécialisée à cette pratique, dans un établissement autorisé à traiter les cancers urologiques.

Votre suivi thérapeutique sera ensuite assuré par divers professionnels spécialistes (Urologue, Oncologue, Radiothérapeute) travaillent en étroite collaboration avec votre Médecin Traitant. Vos soins ne se limitent pas aux traitements spécifiques du cancer. Dans une approche globale, des soins et soutiens complémentaires peuvent être nécessaires pour gérer les éventuelles conséquences de la maladie et de ses traitements : douleurs, fatigue, troubles de la sexualité, troubles urinaires, troubles alimentaires, difficultés psychologiques ou sociales.

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